Un projet de parc éolien est à l'étude sur le territoire du Gavré, dans le Finistère. Ce projet prévoit l'implantation de plusieurs éoliennes de grande dimension, dont la hauteur en bout de pale dépasserait 150 mètres, soit bien plus que les éoliennes actuellement en place dans la région.
Vue du château de Kervatoux — ce paysage serait défiguré par le projet éolien
Le projet se situerait à proximité immédiate du château de Kervatoux et dans l'horizon visuel du menhir de Kerloas, classé Monument Historique depuis 1883. Des éoliennes visibles jusqu'à 30 kilomètres à la ronde anéantiraient les covisibilités protégées de ces monuments d'exception.
La Convention européenne du paysage impose aux États membres de protéger les paysages remarquables. Ce projet y contrevient directement.
La forêt du Gavré abrite de nombreuses espèces de chauves-souris, toutes strictement protégées par la directive européenne Habitats. L'impact des éoliennes sur ces animaux est documenté scientifiquement :
La construction d'un parc éolien implique le défrichement de plusieurs hectares de forêt, la création de plateformes bétonnées et de pistes carrossables. Ces aménagements sont irréversibles et détruisent définitivement un écosystème boisé qui a mis des siècles à se constituer.
La forêt du Gavré — un écosystème irremplaçable menacé par les travaux
Des clignotements nocturnes, des jeux d'ombres et de lumière dus aux mouvements des pales, des nuisances sonores et des infrasons constituent une agression permanente pour les riverains. Ces facteurs affectent la qualité de vie et peuvent avoir des conséquences sur la santé humaine et animale.
La présence d'un parc éolien à proximité des habitations entraîne une dépréciation immobilière estimée entre 20 et 40%. Les propriétaires riverains subissent une perte patrimoniale directe et définitive sans aucune compensation.
La question du démantèlement et du recyclage des éoliennes n'est pas résolue. Les pales, composées de matériaux composites non recyclables, finissent souvent enfouies dans le sol. Les socles en béton de plusieurs centaines de tonnes restent durablement dans le sol, rendant les terrains stériles à leur emplacement.
La production d'électricité d'un parc éolien terrestre est faible et irrégulière. Le taux de charge moyen en France est inférieur à 25%, ce qui signifie que les éoliennes ne tournent à pleine puissance que quelques heures par jour. Pour compenser les creux de production, des centrales thermiques à gaz émettant du CO₂ prennent le relais.